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Aujourd’hui, nous pouvons être fiers. Nous, étudiant de l’école d’État
(l’université française) faitsons vibrer son pilier fondamental qui constitue l’archétype de notre société française. À savoir, la grève.
La crise est un caractère
incontournable de nos sociétés qui a démarré avec l’humanité. Alimentaires, politiques, juridiques, aujourd’hui les plus endémiques semblent économiques ou plutôt financières.
Je vous propose de commencer par l’écoute de ce petit document audio :
http://www.koreus.com/audio/rmc-christophe-colere-crise.html
Alors que les hedges funds poursuivent leurs ascensions de leurs profits sur une bourse plus qu’instable, nous avons donc deux systèmes, deux personnes, deux vitesses. S’il semble nécessaire de se poser des questions, nous ne parvenons pas à nous poser les bonnes.
On ignore encore si le G20 auquel nous avons eu le droit a été la réussite d’une entente entre nos gouvernements, ou une réussite permettant une sortie de crise.
Quoi qu'il en soit, Continental continue de fermer ses usines, des personnes se retrouvent sans emplois et le pouvoir d’achat va donc être réduit. Si la relance par l’investissement est bloquée par les banquiers qui refusent d’octroyer des emprunts, la relance par la consommation aussi puisque plus personne n’aura ou n’a d’emplois (et donc plus d’argent). La déflation serait-elle la solution ?
Aujourd’hui, la conjoncture s’oppose à toutes les solutions qu’on lui propose ; même les rachats des créances douteuses ainsi que des actifs toxiques par des aides financières des gouvernements (700 milliards de dollars par Bush, 450 milliards pour la Chine.) se perdent dans le renversement de primes à leurs cadres. Cela ne reste qu’une partie, mais entre la nécessite de rémunérer leurs actionnariats, leurs infrastructures ainsi que leurs activités, quelle part restera-t-il pour le rachat de ses dettes issues en partie des SubPrime, qui détériorent la confiance des investisseurs.
Christophe que l’on entend sur RMC est légitimement en colère. Néanmoins, contre qui protester aujourd’hui ? Les banquiers, ne font qu’appliquer un système mathématique de compatibilité dans le respect des lois financières qui ne sont, par conséquent pas celle des hommes. L’informalité de notre ennemi nous pousse à des actions individuelles pour sortir la tête de l’eau alors que la crise financière internationale est issue de la MONDialisation.
J’ai entendu sur France-Inter la semaine dernière que le salaire des patrons était trente fois supérieur au salaire moyen des employés de son industrie en 1980. Aujourd’hui il est sept cents fois supérieur. La recherche déontologique du salaire n’est peut être pas la question la plus importante, mais elle reflète l’état des inégalités existantes entre ceux qui peuvent modifier et ceux qui ne peuvent rien. De maniérer générale, l’écart entre les nantis et nos cols-bleus plombe le moral collectif augmentant les mouvements sociaux et réduisant ainsi l’activité économique tellement essentielle en ces temps.
Mais pourquoi, pourquoi, le système financier a-t-il pris une telle ampleur ces dernières années ? Comment avons-nous réussi à convaincre nos cadres d’accepter des stocks option (actif peu liquide) au titre de primes ? Il est clair qu’aujourd’hui la sphère financière représente une part énorme de nos sociétés qui est vu aujourd’hui comme un enjeu monétaire cause et solution des richesses et pauvretés de la mondialisation actuelle.
Il semble que l’une des raisons soit démographique : La période des trente glorieuses est finie. Terminé l’insouciance des études pour trouver un travail, le moral des populations (occidentales tout au moins) le prouve. L’apparition de contrat hyper flexible comme le CPE, la remise en cause des 35 heures, le travailler plus pour gagner plus, font clairement comprendre le marasme qui subsiste sur notre marché du travail. Ce manque de dynamisme évident justifie le fait qu’une majeure partie des flux monétaires se soient orientés vers la sphère financière permettant donc un nouveau type de rendement : Aujourd’hui nous accueillons ce que nous appelons la période de papy-boomer ; légions de retraités à la recherche d’une retraite confortable : Fond de retraite, capitalisation, tous les atouts sont bons aujourd’hui pour cette population inactive qui fait travailler les marchés boursiers et par ailleurs le rendement sur le fameux court terme.
Nous n’allons pas faire la plaidoirie d’une caractéristique démographique, mais l’absence de jeunesse dans notre Europe ainsi que d’esprit entrepreneurial fait ce qu’elle est aujourd’hui : une croissance française qui palpe les 2% AU MIEUX de sa forme.
La solution que je proposerais en toute modestie serait l’aide de l’entreprise individuelle. Certes, il n’est pas possible de négliger les grands groupes financiers qui ont surinvesti dans des branches essentielles de l’économie (d’ou un évident problème de régulation), mais si les PME qui représentent la plus grosse part de l’emploi en France ne parviennent plus à fournir des salaires aux populations, alors la crise de confiance déjà fortement présente se pérennisera et ni la relance par l’investissement, ni la relance par la croissance ne sera possible. Les entreprises doivent recentrer leurs efforts sur leurs productions - raison de leurs existences - avant de se lancer dans diverse OPA ou prises de participation dans des entreprises aux activités étrangères à la leur. Une nouvelle gouvernance apparaît nécessaire.