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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 10:51

Dans ma quête effrénée d’enrichissement et de culture, je me suis penché sur le livre de pierre Cahuc et Yann Algan : « la société de défiance. »
Et j’ai été fortement surpris par leurs analyses. En effet, il semble que ce soit en France où il fait le moins bon vivre ! (pour l’Europe tout du moins)



Que faut-il comprendre à cela ? Premièrement, selon leurs analyses le marasme économique dans lequel la France s’embourbe depuis plusieurs années ne serait pas dû à des facteurs externes (si on exclut la crise internationale). Je vais vous resituer : Ne trouvez-vous pas qu’en France il perdure un manque évident de civisme ? N’a-t-on pas tendance à croire que les politiciens sont tous corrompus ? (même si cela se justifie régulièrement dans les faits) Et d’ailleurs, pourquoi cette corruption récurrente ? Ne considérez-vous pas le quidam inconnu de la rue comme une personne à laquelle il faut se méfier et non sur laquelle on peut compter ? Trop souvent les journaux relatent des agressions se déroulant das le métro sans qu’aucune personne n’intervienne. Que faut-il en conclure ? plusieurs choses : d’abord, est-ce un trait de caractère humain que de ne pas aider son prochain ? le manque de confiance envers les autres serait une protection naturelle ? Ou tout simplement, serait-ce un trait de culture française ?


Si le dialogue social entre les individus est absent aujourd'hui, c’est tout simplement qu’il n’a pas de valeurs à nos yeux. Quel dialogue instauré à partir du moment où vous êtes convaincu que la personne ayant des intérêts différents de vous, emploiera tous les moyens pour satisfaire son intérêt au dépit du vôtre ? Il est évident qu’à partir de là, la communication risque d’être difficile.
Pour autant, et c’est selon les auteurs du livre précédemment cité, nous pourrions changer cela en remoulant le modèle socio-politique de notre chère France.

En France, nous sommes sous le régime d’un État providence : L’État gère aussi bien les fonctions régaliennes (justice, armée, police et monnaie) que les fonctions que je qualifierai de supplémentaire : l’éducation, la santé, les retraites, l’énergie et… les services postaux.
Ce modèle social gravite autour de deux autres que l’on peut retrouver en Allemagne : le modèle sociodémocrate ou au Royaume-Uni : le modèle libéral. Permettez-moi d’entamer les hostilités en disant que nous sommes les plus improductifs d’Europe à cause de notre modèle : Un marché ne peut être efficient si la confiance entre l’acheteur et l’offreur n’existe pas. (Inutile de vous faire un dessin pour vous montrer que sans confiance vous aurez tendance à moins consommer. À ce propos, ce même manque de confiance justifie-t-il le fort niveau d’épargne des Français ? À travailler)

Pas si évident ce manque de confiance ? Et pourtant : Depuis 68 aucune mesure concernant les universités n’a été adoptée sans mouvements sociaux. On accuse les allocataires des subventions sociales de profiter du système. À la SNCF on enregistre 1 préavis de grève par jour pour 1 par mois en Espagne alors que les Espagnols ne sont pas mieux lotis. Le nombre d’incivilités records dans notre pays : Une enquête portant sur la « fausse perte » de 50 portefeuilles contenant tous 50 € dans tous les pays européens a démontré que c’était en France où on avait le moins de chance de le retrouver contre 100% de portefeuilles retrouvés en Suède (OK les Suédois c’est un mauvais exemple). Mais reporter maintenant cette étude à toutes les incivilités verbales et physiques.

La raison de ce conflit social est la base du système politique sur laquelle est construit notre pays, à savoir le corporatisme et l’étatisme. Je vous laisserais approfondir cette étude en consultant l‘ouvrage que j’ai cité précédemment. Cet ouvrage vous permettra de comprendre en quoi est en proie notre société et comment devrions-nous ré-axer nos comportements pour pouvoir dire qu’en France il fait bon vivre. Peut-être ainsi le commerçant ne grimacera plus lorsque vous lui présenterez un chèque pour payer vos courses de même que le recruteur lorsqu’une personne de couleur se présentera.



Par F.Salenko
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