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La rigidité du
crédit qui étrangle actuellement de nombreuses entreprises ne semble définitivement pas vouloir satténuer ; le marché du neuf dans limmobilier qui perd encore 30 % sur un semestre et les
dépenses à la consommation qui stagnent, alimentent une récession qui plonge aujourd'hui 8 millions de Français en dessous du seuil de pauvreté. Soit moins de 910 euros par mois.
http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article11245
Pas de quoi se réjouir si on couple cette analyse à la déflation que vient denregistrer lAllemagne, et ce, malgré les efforts percutant de la maison francfort qui place son taux directeur à 1% espérant ainsi dynamiser sa consommation interne. Du jamais vu depuis 22 ans.
Les banques auteurs de cette méfiance générale cherchent dabord à pérenniser leurs bilans avant de pouvoir récidiver dans leurs activités. On se demande dès lors lutilité des nombreux plans de relance perpétués par les gouvernements (plus de 1000 milliards pour les États-Unis) afin de stabiliser les comptes de leurs principaux investisseurs.
Vous trouverez ici un commentaire audio
de Christophe, promoteur immobilier, victime de la crise du crédit et
qui exprime son mécontentement sur RMC. A écouter jusqu'au bout.
http://www.koreus.com/audio/rmc-christophe-colere-crise.html
Si la morosité ambiante maintient cet état de méfiance, laccès aux crédits bancaires semble pourtant bien plus simple quil y a quelques mois. Nos économistes qui avaient - dans leurs prévisions - corroborés une remontée de la croissance avec un desserrement du crédit se seraient-ils encore trompés ?
Encore une fois, léconomie démontre quelle ne répond à aucun modèle mathématique puisquaprès ses deux impacts critiques (Subprime et financière) elle prolongent ses effets au-delà des dispositions mises à son égard pour sa croissance. La question est de chercher où se situent les résidus de la catastrophe afin dobtenir de nouvelles pistes de réflexion à la résolution de notre problème.
Premièrement, le crédit nest pas encore disponible pour tous. Si on prêtait de manière déraisonnable auparavant, on prête de manière (trop) régulée ces temps-ci. Cela concerne principalement les PME première victime de cette crise du crédit et qui sont pourtant les moteurs de léconomie. LAngleterre, la France et lAllemagne ont ouvert des discussions similaires sur le sujet pour tenter de trouver un compromis entre investisseurs et entrepreneurs. La France qui avait malgré elle prévu une série de réformes pour les PME avant la crise revoit actuellement les objectifs de sa LME (http://www.modernisationeconomie.fr/) pour faciliter laccès aux crédits pour ces professionnels.
Deuxièmement, même si les effets structurels de la crise commencent à disparaître, les effets conjoncturels eux sont toujours bien présents : un chômage qui continue à grimper, une anticipation négatives fortes, la montée des prix des matières premières (pétrole, électricité) découragent les pulsions commerciales des Français qui pensent dabord à leurs dettes actuelles et futures avant de sengager dans lachat dune voiture. Et ce cercle vicieux ne semble pas vouloir se résorber puisque Peugeot PSA continue denregistrer des déficits records alimentant la crainte bien compréhensible des employés de cette industrie. Ce qui narrange rien à notre affaire.
http://www.lesechos.fr/info/auto/reuters_00170408-lourde-perte-semestrielle-pour-psa.htm
Une sortie de crise est-elle possible ?
Avec le temps tout est possible, mais cest bien ce temps qui risque de manquer à certains pour survivre jusquà la reprise globale de lactivité. Les pécules sépuisent et léchéance du dépot de bilan se rapproche.
La vertu des dépenses publiques ayant atteint sa limite, on entrevoit encore mal laction quil faut mené pour accélerer (sans créer lillusion) la reprise.
La crise encore et toujours peut devenir un sujet redondant mais son impact micro-économique est encore vécu comme sans précédant pour beaucoup.